LES ARBORICULTEURS DE RIEDISHEIM
 

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LES ABEILLES SAUVAGES OU SOLITAIRES

 

Une première pour l'Association des Arboriculteurs de Riedisheim !

 

En lien avec le lancement de son projet pour la sauvegarde des abeilles sauvages, l'Association des Arboriculteurs de Riedisheim a organisé une conférence publique (une première pour l'association !) sur l’univers et les mœurs passionnantes des abeilles sauvages, aussi appelées abeilles solitaires, que nous connaissons si peu.

 

Le jeudi 28 février 2019, plus de 50 personnes se sont donc réunies pour échanger autour de ce sujet passionnant et clé au jour d’aujourd’hui.

 

Le mercredi 15 janvier 2020, Marie Adrian est venue nous donner une deuxième conférence, la suite d ela première, axée plus particulièrement sur les actions que nous pouvons mener pour protéger les abeilles sauvages et faciliter le développement des populations.

 

[NDLR] : vous pourrez trouver un compte-rendu de ces conférences à la page "Activités récentes".

 

Nous faisons face à un déclin sans précédent de l’ensemble de la biodiversité, de ce monde vivant qui nous entoure et qui nous est indispensable. Ce patrimoine naturel que nous laissons en héritage aux générations futures. La biodiversité est essentielle au développement naturel de tous les écosystèmes de notre planète. Chaque espèce a sa place et sa raison d’être. Elle possède une valeur à la fois économique, sociale et culturelle.

 

Et les abeilles dans tout ça ?

Les abeilles participent à cet équilibre grâce à leur rôle de pollinisation.

- 80% de la flore sauvage dépend de la pollinisation animale et en particulier des abeilles.

- 75% des grandes cultures dépendent de la pollinisation des abeilles.

- La diversité des abeilles sauvages et leur spécialisation est plus importante que la présence de l’abeille mellifère.

- Pour les cultures, elles favorisent l’augmentation des rendements, de la qualité et de la quantité de fruits et de céréales (comme le colza).

 

Nous connaissons tous très bien les abeilles mellifères qui produisent ces merveilleux produits de la ruche (miel, pollen, propolis etc..) mais que très peu encore les abeilles sauvages. Et pourtant, aujourd’hui, elles sont bien plus en danger du fait de leur méconnaissance et ont plus que jamais besoin de nous afin de rétablir l’équilibre.

 

Les abeilles sauvages sont également des hyménoptères aux mœurs fascinantes. Mieux cerner leur diversité, faire la différence entre l’abeille domestique (mellifère) et les abeilles sauvages, c’est découvrir un véritable kaléidoscope de formes, de couleurs et de comportements extraordinaires. C’est poser ses yeux et son cœur sur l’incroyable diversité d’un petit peuple qui vit très proche de nous, dans nos parcs, nos jardins, nos réserves naturelles, nos milieux agricoles, nos villes, et qui a tissé, au fil de l’évolution des liens parfois extrêmement intimes et spécialisés avec nos plantes à fleurs sauvages et cultivées.

 

C’est en découvrant leur univers, leur spécialisation écologique mais aussi et surtout leur fragilité face aux modifications de leur milieu de vie et climatiques, que l’on se passionne pour ces merveilleuses petites bêtes. Nous avons envie de mieux les connaître et de passer à l’action pour favoriser leur présence et les aider à retrouver leur milieu naturel. Leur sauvegarde devient alors une priorité.

 

Partons ensemble à leur découverte !

Plus de 20.000 espèces d’abeilles ont été recensées à l’échelle mondiale, 2000 en Europe et pas loin d’un millier en France.

 

Chez les abeilles sauvages, chaque espèce est particulière par sa morphologie, ses besoins alimentaires et écologiques, sa nidification, sa période d’activité, etc.

 

Le gîte

A l’inverse de l’abeille domestique qui vit dans une ruche, les abeilles sauvages doivent trouver les sites favorables à la nidification. Certaines espèces font leur nid avec de la résine, de la boue, des feuilles, des pétales de fleurs. Beaucoup creusent leur nid dans le sol (terre, sable) alors que d’autres creusent dans le bois mort ou installent leur nid dans des coquilles d’escargot vides, dans des tiges creuses, dans des cavités ou maçonnent elles-mêmes leur nid.

La bétonisation massive, la disparition de zones naturelles et protégées, de prairies, de friches, etc. entraîne une diminution massive des sites de nidification possibles et des matériaux utilisés pour la construction des nids et sont donc en partie à l’origine de leur déclin.

 

Le couvert

De nombreuses espèces d’abeilles sauvages sont spécialisées au niveau alimentaire en ne pollinisant que certaines ou une seule famille de plantes ou un seul genre. Ce qui n’est pas le cas de l’abeille mellifère.

Certaines plantes, de par leur structure, ne peuvent être visitées que par certaines espèces d’abeilles.

 

[NDLR] : vous trouverez ICI un tableau récapitulatif des espèces végétales préférées des diverses espèces d'abeilles sauvages, avec les périodes de floraison.

 

La vie en communauté

Les abeilles sauvages ne vivent pas en communauté et leur famille est très petite. Une femelle pond en moyenne dix à vingt œufs, parfois moins. Les femelles se tolèrent mais ne vivent pas en communauté. Les concentrations de populations sont donc plus petites.

A proximité d’une ruche, on observe rapidement la dominance numérique de l’abeille mellifère.

 

Le déclin des abeilles

Les abeilles sauvages sont confrontées à diverses facteurs causant leur déclin, voire disparition. L’homme, son plus grand prédateur, pèse lourd dans la balance de la survie de nos abeilles. Nous sommes à l’origine de l’appauvrissement de leur milieu de vie (fauchage des talus, disparition des prairies, des zones fleuries, des haies champêtres), de la bétonisation massive, de l’utilisation de pesticides et d’insecticides (agriculture et jardins), de l’homogénéisation des paysages (disparition des micro-habitats), des changements climatiques, etc.

Dans la nature, les abeilles sont également confrontées à des prédateurs et parasites naturels, comme par exemple, les oiseaux, certaines araignées, les frelons, les mites à pollen, etc.)

 

Accueillir les abeilles sauvages

Si l’Abeille disparaissait de la surface de la terre, l’homme n’aurait pas plus de 4 années à vivre devant lui. Plus d’abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux… et plus d’humanité”. Ces quelques mots d’Albert Einstein en disent long sur la situation et l’importante de nos abeilles. Nous sommes étroitement liés et dépendants de nos pollinisateurs.

 

Quand on prend conscience de leur importance, de leur univers plus que fascinant, de leur beauté mais aussi de leur déclin, on ne peut que vouloir les aider et les accueillir chez nous. Il existe des solutions très simples et accessibles permettant à chacun de faire sa part. Il suffit de leur offrir le couvert et le gite en respectant leur mode de fonctionnement à l’état naturel (placer le gite à proximité du couvert, repartir les zones afin de ne pas concentrer les populations et risquer le parasitage, replacer la nature au cœur de vos jardin, laisser les « mauvaises herbes » pousser, laisser l’herbe, planter des fleurs, des arbres etc.).

 

[NDLR] : vous trouverez des plans de construction d'abris à tiges creuses à la page "Trucs et astuces"

 

Il reste encore énormément de choses à découvrir sur l’écologie et le comportement des abeilles sauvages. Le maître mot : Aller au contact de la nature, observer, découvrir, remettre la nature au cœur de nos vies, de nos jardins et de nos villes et campagnes. Soyons curieux du monde qui nous entoure et duquel nous avons encore tant à apprendre !

 

PRÉSERVONS LA BIODIVERSITÉ !

 

PRÉSERVONS CE MONDE MERVEILLEUX !

 

Marie Adrian                        

 

 

Références :

 

Bibliographie : voir les nombreux ouvrages listés à la page "Bibliographie" (cités par Marie Adrian et Edmond Hérold)

 

[NDLR] : merci infiniment à Marie pour son article et les illustrations, ainsi que les références vidéo et bibliographiques.